La tête de mort venue de Suède de Daria Schmitt (Dupuis)

Parfois l’homme perd la tête, englué dans les travers d’une société qui ne lui laisse plus le temps de s’adapter ou de composer avec le réel, parfois c’est sa face cachée, cette arrière-boutique négligée de l’étrange ou de l’ailleurs, univers obscur ou abscons, qui révèle sa propension à illuminer la pensée… C’est un peu de cela dont il est question dans La tête de mort venue de Suède… Lorsqu’il meurt au milieu du dix-septième siècle, son aura est déjà au plus haut. De par son œuvre publiée en philosophie et en sciences, et de par les polémiques ou les controverses dont elle fut l’objet dans une société dominée par une Eglise omnipotente qui s’oppose encore fermement aux démonstrations développées par l’héliocentrisme. René Descartes publiera de son vivant des travaux fondateurs pour le renouveau de la philosophie. Le Discours de la méthode ou Les méditations métaphysiques font parties de ses écrits essentiels, transmis et appris par les générations suivantes sans discontinuer jusqu’à nos jours. Pour autant, peu d’entre nous connaissent l’histoire de l’homme, du philosophe et plus particulièrement de sa fin tragique, encore suspecte (fût-il empoisonné à l’arsenic ?) et de sa dépouille, trimballée à gauche et à droite depuis la…